jeudi 8 août 2019

Sauvegarde


Et si on imaginait des scénario(s) ?
Des p'tits, des géants, des beaux ?
Portés par le langage des oiseaux,
Qui tisse les trames d’en Haut ?

Des rocambolesques, des pittoresques,
Des chants du cœur, des mots d’amour,
Des scènes vibrantes sur une fresque,
le Verbe en liesse résonnant alentours.

Psyché expérimente chaque fois son Destin,
A chaque feuilleton de ses vies passées,
Engramme ses notes, les soufflera demain,
Au nouveau détenteur de ses Pensées.




dimanche 27 janvier 2019

Arc en ciel


Un ange a frappé la tête du serpent,
Tombée au sol, séparée du reste du corps ;
Le souffle de vent s’est levé du firmament,
A tranché ses écailles sans aucun remord.

L’œuf encore dans l’Obscurité,
Entresent ses failles oubliées.
Miroir, ô miroir du monde altéré,
Ouvre mon regard à celle étoilée.

Entre ses cornes fut maintenu cet œuf,
Qui libère son contenu à l’élément Terre.
Primordiale et chaotique, arrosée d’un sang neuf,
Va l’énergie du monde appelée Nouvelle Ere.

Envole toi étincelle de l’Amour,
Reviens lorsque viendra le froid,
Amène-moi ce qui contient le Jour,
Réchauffe mon être de sang du Roi.

Son corps désormais léger au son du cri primordial,
Infiltre chaque cellule et ressort le terrible venin
De la sombre tête despotée de son pied d’estal,
Exposant là le Temps de cette ouverture  au destin.

Toi qui es remonté des Enfers,
Dépose les armes et avance-toi.
Perçons ce mur aux arêtes de fer,
Aimons-nous à notre Vie, mon Roi.



samedi 6 octobre 2018

Kâmisole


Jouer avec les rayons du soleil,
Regarder danser les volutes d’air,
Léviter des particules de poussière,
Battre le temps que dure mon Eveil.

Capturer un beau fragment du miroir,
Décrypter son code guidant à la Source,
Accompagnée par le cœur de l’Ourse,
La lumière n’est sens à travers le noir.

Ouvrir la bouche pour un murmure,
Échapper la juste parole amusée,
Se frayer du noir Erèbe, en rire et
Glisser le corps à l’extérieur des murs.


mardi 25 septembre 2018

Corps & Graphie


L’Energie primaire chaotique a explosé
En un ouragan dévastateur de rêveries
La rose du Temps sur ses gonds a grincé
A volé en éclats de plumes et de gris.

Aller de l’autre côté de l’Univers
Où ceux tentent de préserver la Matière
Seule trace qu’ils leur restent des astres
Polarisées en particules de Lumière.

Attendant l’éveil du cor pour se relever
Par la force d’essence divine dont il est adoubé
La mission bénie investie par le Chevalier
Invisible et sonore, Elle en sera la clé.

Recoudre de nouveau le lien qui nous a unis
Lever les frontières qui nous voulaient du Mal
Reflétés par les flots qui gonflent en spirales
Atteindre et réveiller le Cœur de l’onde infinie.


jeudi 5 avril 2018

Black Knight


Black Knight, White Night,
De son bras droit il retenait la Nuit.
Dark Sight, Full Light,
Enivré sur son trône, il règne sur l’Oubli.

Cruel seigneur tyran qui aime à détruire,
Chaque idée naissante de plaisirs à venir,
Détend tendrement la corde et fait miroiter
Le brin de lumière à mes doigts échappés.

Puis ramène les liens d’un coup net,
Fait claquer l’étau dans ma chaire et ressert
L’espoir du cœur qui jamais ne s’arrête
A rêver l’aube du ciel d’un nouvel univers.

Son regard traverse mon masque de Peur
L’eau se fige quand me quitte sa chaleur ;
Ses proies sont les images en couleurs
Les voir mortes et prises de douleurs.

Il ne sait pas ce qu’est l’Amour
Ou bien l’a t’il connu pour l’avoir tué ;
Sous ses pas, le sol est noir et lourd
Rien ne sert et tout meurt à s’échapper.

Le fou frappe aux portes de ce château,
Guidé par des voix lui indiquant la sortie,
Poursuit les ombres mouvantes en vase clos,
L’esprit râle et souffle un peu + de Folie.

Encore coupable, jugée, trahie,
Le corps ne cesse de crier sans faim :
Aucun désir, ni envie, ni répit
Le cœur a mal d’être réduit à rien.

Tour à tour montées si hautes et ne pas voir le jour
Le cavalier me rattrape malgré mes pas chassés
Parcourir tant de chemins et me prendre de court
Tant de choses restent sombres à mon âme fatiguée.





dimanche 15 octobre 2017

La comédie divine

Je plonge dans la gueule du Dragon où serpente une langue de feu descendant l’antre de moi-même,

Au centre du réacteur, où les feux follets accompagnent le voyage que je suis pour me désenvoûter ;

Je pénètre les rouages intérieurs qui grincent de plaisir au son de la Joie que procure le Cœur qui s’aime,

Des idées hautes volants tel le derviche comme un compas dans l’air du Temps, raccordent mes pensées.

Fabluleuse histoire dans le monde mystérieux de l’âme agit et vibrante dans ma chair toutes ses promesses,

Où je chante une chanson de paix et d’ivresse pour l’esprit aveugle d’oboles dorées dans un corps saint ;

Divine caresse ne t’arrête pas quand j’abandonne mes douleurs qui apparaissent pour qu’elles cessent ;

Liberté chérie, parle-moi en face que je vibre mot à maux ce qu’est l’espoir de voir de meilleurs lendemains.


vendredi 6 octobre 2017

Renaissance

Filaments de larmes enchevêtrées
Dans une trame de chaire sanguinolente,
Armure puissante de pointes acérées
Coulant mon cœur vers l’irréversible pente.

Ouvrir les yeux sous l’astre de Midi,
Regarder mon corps en lumière irisée,
Mué par l’aveugle Amour de la Vie,
En qui j’avance vers le côté caché.

Mon mental rompt de corps et d’esprit,
Des chants s’élèvent depuis les profondeurs ;
Le brouillard se réveille enfin de sa nuit,
Si Reine je suis,  que devient mon Empereur ?