mardi 25 septembre 2018

Corps & Graphie


L’Energie primaire chaotique a explosé
En un ouragan dévastateur de rêveries
La rose du Temps sur ses gonds a grincé
A volé en éclats de plumes et de gris.

Aller de l’autre côté de l’Univers
Où ceux tentent de préserver la Matière
Seule trace qu’ils leur restent des astres
Polarisées en particules de Lumière.

Attendant l’éveil du cor pour se relever
Par la force d’essence divine dont il est adoubé
La mission bénie investie par le Chevalier
Invisible et sonore, Elle en sera la clé.

Recoudre de nouveau le lien qui nous a unis
Lever les frontières qui nous voulaient du Mal
Reflétés par les flots qui gonflent en spirales
Atteindre et réveiller le Cœur de l’onde infinie.


jeudi 5 avril 2018

Black Knight


Black Knight, White Night,
De son bras droit il retenait la Nuit.
Dark Sight, Full Light,
Enivré sur son trône, il règne sur l’Oubli.

Cruel seigneur tyran qui aime à détruire,
Chaque idée naissante de plaisirs à venir,
Détend tendrement la corde et fait miroiter
Le brin de lumière à mes doigts échappés.

Puis ramène les liens d’un coup net,
Fait claquer l’étau dans ma chaire et ressert
L’espoir du cœur qui jamais ne s’arrête
A rêver l’aube du ciel d’un nouvel univers.

Son regard traverse mon masque de Peur
L’eau se fige quand me quitte sa chaleur ;
Ses proies sont les images en couleurs
Les voir mortes et prises de douleurs.

Il ne sait pas ce qu’est l’Amour
Ou bien l’a t’il connu pour l’avoir tué ;
Sous ses pas, le sol est noir et lourd
Rien ne sert et tout meurt à s’échapper.

Le fou frappe aux portes de ce château,
Guidé par des voix lui indiquant la sortie,
Poursuit les ombres mouvantes en vase clos,
L’esprit râle et souffle un peu + de Folie.

Encore coupable, jugée, trahie,
Le corps ne cesse de crier sans faim :
Aucun désir, ni envie, ni répit
Le cœur a mal d’être réduit à rien.

Tour à tour montées si hautes et ne pas voir le jour
Le cavalier me rattrape malgré mes pas chassés
Parcourir tant de chemins et me prendre de court
Tant de choses restent sombres à mon âme fatiguée.





dimanche 15 octobre 2017

La comédie divine

Je plonge dans la gueule du Dragon où serpente une langue de feu descendant l’antre de moi-même,

Au centre du réacteur, où les feux follets accompagnent le voyage que je suis pour me désenvoûter ;

Je pénètre les rouages intérieurs qui grincent de plaisir au son de la Joie que procure le Cœur qui s’aime,

Des idées hautes volants tel le derviche comme un compas dans l’air du Temps, raccordent mes pensées.

Fabluleuse histoire dans le monde mystérieux de l’âme agit et vibrante dans ma chair toutes ses promesses,

Où je chante une chanson de paix et d’ivresse pour l’esprit aveugle d’oboles dorées dans un corps saint ;

Divine caresse ne t’arrête pas quand j’abandonne mes douleurs qui apparaissent pour qu’elles cessent ;

Liberté chérie, parle-moi en face que je vibre mot à maux ce qu’est l’espoir de voir de meilleurs lendemains.


vendredi 6 octobre 2017

Renaissance

Filaments de larmes enchevêtrées
Dans une trame de chaire sanguinolente,
Armure puissante de pointes acérées
Coulant mon cœur vers l’irréversible pente.

Ouvrir les yeux sous l’astre de Midi,
Regarder mon corps en lumière irisée,
Mué par l’aveugle Amour de la Vie,
En qui j’avance vers le côté caché.

Mon mental rompt de corps et d’esprit,
Des chants s’élèvent depuis les profondeurs ;
Le brouillard se réveille enfin de sa nuit,
Si Reine je suis,  que devient mon Empereur ?


samedi 5 août 2017

Māyā

Ambivalence des opposés
Tournés à leurs extrêmes polarités ;
Attirer l’un provoque son contraire
A régner sur une étoile sous terre.
Incompréhensible désarmement
Face à l’insolence des sentiments ;
Violence ultime des efforts engagés
Des forces vives à peine mobilisées.

Chaque niveau est nécessaire
A passer le degré intermédiaire ;
Courber l’échine et mieux s’engager
Sur l’axe du monde jamais tenté.
Porter cette fragile lumière
Aux yeux des fuyants l’Enfer,
Ouvrir la cage de son Cœur
Pour que l’émoi se meurt.

Combien de fois vais-je éprouver
Le besoin de me rassurer
Qu’autre part, derrière, m’attend,
La cène de mon dénouement ?


samedi 10 juin 2017

Ithac Attic

Enfants de Métis, initiés dans leur royaume
De la 1ère heure, la chute du monde des Leurres
Voyages intérieurs vécus dans bien des Psaumes
Dans ma tête s’accordent ceux chers en mon Cœur.

Les formes de leurs actions, les choix de leurs pensées,
Messagers de l’Inconnu, Rapporteurs de Salut,
Soudent les fragments de ma Conscience éprouvée,
Amènent vers le Monde rarement entr’aperçu.

Permettez-moi de bâtir le nouvel horizon,
D’une prison transmutée en cellules de lumière ;
Emmenez-moi au ventre de vos maisons,
Offrez-moi à boire votre eau qui change la chaire.


vendredi 5 mai 2017

Osyiris

Dégage l’horizon pour épanouir ma Conscience,
Ose, Iris du + haut des Dieux ;
Les pieds percés, les ailes nouées dans le silence,
Ose, Iris du + beau des bleus ;

Sur les rives de Délos, danse dans le vent,
Ose, Iris du + chaud des vœux ;
De sourire mon humble et noble cœur à ton chant,
Ose, Iris du + tôt des cieux.

Messagère des 4 dimensions,
Toucha la plume de mon âme ;
Illumina mon imagination,
Embaume l’écume de mes larmes.