lundi 28 novembre 2016

Bird on a Wire

Je veux retomber amoureuse de la Vie,
Quand Pan m’offrait ses cornes en abondance ;

Je veux accorder Justesse à la Justice,
Lever les voiles des navires sur l’eau qui danse ;

Je veux raisonner par imagination,
Des boucles d’or dans mes mains sur le cœur ;

Je veux la Nature qui me co-répond,
Sage comme une image s’animant de l’intérieur.


vendredi 11 novembre 2016

Monade

La force des aperceptions qui la compose,
Invisiblement cachées dans l’eau de Rose,
Descendent en pluies de l’envers des cieux,
Me réveillent la nuit et m’ouvrent les yeux.

Matières et énergies prennent substances,
A leur aphélie, le mental prend conscience,
De l’infinité de parcelles de mon Univers,
Particules liées de vibrations élémentaires.

Pouvoir de désaxer le rythme du Temps,
Amorcer un Tout nouveau mouvement,
Apprendre à polariser les rayons des pensées,
Avoir foi à recréer la naissance des Idées.


vendredi 28 octobre 2016

Altérité

Il était une foi, quand certaines croyances firent corps,
Défaisant les denses liens immatériels du Sort,
Abrégèrent les souffrances au plus profond de soi ;
Grâce à Plume, couronne de la reine des Lois.

Des armes, toi l’Être que tu n’es pas encore exprimé ;
En joug contre le Temps, la flamme du cœur libéré,
Face contre face, au rythme de la Nature,
La puissance du moment du mouvement Pur.


mardi 27 septembre 2016

L'iris de la Nuit

Lorsque l’obscurité est profonde,
Lève les yeux au fond de la nuit,
Car tracées sur cette sphère aux courbes rondes,
Sont les issues aux basses fréquences de la Vie.

La Mort est la pire des Peurs des Hommes,
On l’aime, on la ressent plus qu’on l’imagine,
Elle fige en nos pleurs, de son masque atone,
La magie du rire coupé trop tôt en sa racine.

Le nœud dans la gorge se remplit d’emois,
Diaboliquement autonomes et bruyants de soupirs,
S’accouplent aux minces cordes sensibles du Moi,
Se parentent en héritage à notre devenir.

Diviser les multiples parties de Soi,
Pour reconnaître les plus sûres,
Délimiter ces truandes voix aux abois
Et laisser croître les murmures. 



samedi 3 septembre 2016

Abracadaxas !

(poème Tupperware®)

Hier matin, j’ai cueilli des plumes noires dans mon jardin,
A combien est-ce suffisant, pour passer du noir au blanc ?

J’ai levé les voiles lourds de la Peur qui fait échouer,
La pire des ennemies à qui je vouais ma sympathie ;

La muse panique qui fuyait sa vie en musique
Née de 22, cadence au 4 ; roulent les dés des dieux.

Je dénoue mon cou autour des membres qui se ressoudent,
Une des branches attrape au vol mon étoile qui se penche.


dimanche 31 juillet 2016

Les Eaux Posées

Semblables à des rayons de soleil polarisés
Reposants sous leur couronne de Postérité
Les facettes de cristal aux reflets ambivalents
Se regardent et s’envoient des caractères aux mots entêtants

Comme un outil biface poli au fil des âges
Où que l’on soit dans son degré d’apprentissage
On relativise d’un coté ou bien de l’autre
Dans un choix cornélien sans fin tant que l’un fait l’autre.

Si le sculpteur s’anime à penser de la sorte
Il pourra sortir le sel de la Mer Morte
Où sa main penchera selon ses pensées
Sur ce qu’il convient de faire pour ou contre son gré.


mercredi 20 juillet 2016

Un neuf de Lune

Je veux rendre la Nature à mon âme sauvage,
A l’âge où tout a si bien commencé ;
Où l’Homme possédait l’amour autant que la rage
Au ventre où la graine exhalait de germer.

Les grands personnages aux actes manqués,
Société hétérotrope qui ont inventé les règles du Je,
Ont accordé leurs multiples chiffres à fusionner,
En des motifs antiques qui nous connaissent le mieux.