jeudi 17 mars 2016

Animus

Qu’ai-je retenu en partie depuis l’enfance ?
Ces présupposés ou préjugés véhiculés ;
Comment développer mes propres compétences, 
Si sombrement dans mes profondeurs emportées.

Jugement mental subit depuis des années,
Persécution psychique qui m’a écœurée ;
Mon cerveau déréglé, ma pensée m’a tuée ;
Connectiques malades d’un cerveau atrophié.

Il me faut rendre ma Nature sauvage,
Dégrader le précipité de mes souvenirs,
Dépasser la colère et me trouver sage ;
Contrer la résistance qui me fait souffrir.

A quand ce jour, cette victoire sur moi-même,
Réunir mes forces sans les opposer,
Me rendre à l'évidence de ces deux anthem ;
Me reposer et vivre à les écouter.


samedi 12 mars 2016

Ô Naturel

Je n’ai jamais entendu de si prêt les oiseaux voler,
Leurs frêles ailes se frôler comme l’ouverture d’un éventail
N’osant pas bouger de peur qu’ils ne s’en aillent,
Et ôter le son de la Nature à mes yeux émerveillés.

Comment apprivoiser ces éphémères farouches,
Pouvoir vibrer en résonance et au-delà des sons ;
Je le constate car ce n’est pas le soleil qui se couche,
Aux bras de Morphée, c’est Nous qui nous levons.


samedi 5 mars 2016

Hétérotopie

Parfois la Nuit nous ouvre des voies,
Plongés dans les expériences de l’Oubli ;
Dépasser les troubles que l’on cause à Soi,
Parler à son inconscient qui revient à la Vie.

Saisir ce moment pour se renouveler,
Sortir du confort vers le Nul Part où aller,
Accepter son corps pour changer de Peau,
Et offrir à la Mort un nouveau cerveau.

L’océan de solutions est fait d’Ombre et Lumière ;
Celui qui cherche fera une course solitaire ;
Trouvera à actionner puis déployer ses ailes,
Sortira de l’eau pour regagner le Ciel.

Le rêve de la réalité est diaphane
Chaque ton d’Existence est hydro-chrome ;
Je nage contre le courant des profanes,
Mon cœur à la mer pour reprendre mon trône.


mercredi 17 février 2016

Onirisme

A quoi veulent penser les gens la Nuit ?
Leurs visages tournés vers des pépites de l’en-Haut,
Anticipant ici bas leurs souvenirs mémoriaux,
Forgeant leurs actions en même temps que l’Oubli.

Comment faire pour comprendre le passé,
Par la maladresse d’une boîte ouverte,
Histoire qui se répètera sans queue ni tête,
Hormis pour celui qui osera s’arrêter.

Comment inqualifier le milieu du songe
A quelle vitesse se libérer pour le sonder ;
Quel disque protoplanétaire dois-je écouter ?
Par sa musique disparaissent mes mensonges.


samedi 13 février 2016

Surbrillance en filigrane

La Tour aurait pu s’écrouler,
Périr sous le poids de l’envie,
Sous le sabot de la Mort-née,
Comme un cheval en furie.

L’attente aurait pu m’anéantir,
Réduisant en cendre mes ailes envolées,
Forcer ce déguisement jamais ajusté,
qui lentement m'étouffait à en mourir.

L’essence des sens ne me fait plus illusion,
L'amour s’épanouit en moi comme un cri,
L’horizon des évènements s’annonce par millions,
Par de-là les vagues à l’âme de la Vie.



jeudi 28 janvier 2016

Sans Titre


La jeune fille et la Mort se font face,
L’un à l’autre, la voie ouvre plus d’espace ;
Le Temps est suspendu à ses lèvres,
Dans l’attente de livrer le contenu de ses rêves.
Elle dissimule dans ses cheveux,
Les notes de l’Espoir qu’elle ira mieux ;
Elle ajuste les actes de sa Réalité,
Par élaboration, le symptôme est supprimé.
Quelque chose en Elle est en marche,
Vers la syntonisation que son Être cache.


dimanche 17 janvier 2016

VII


La boule à faciès ne cesse de tourner,
Sur elle-même jusqu’aux frontières de l’héliopause;
Dévisage les Autres pour mieux observer,
Et comprendre la musique que le cœur compose.

A midi, son pôle est inversé
Par l’éthno-magnétisme se révèlent les âmes solaires,
A la nuit, elle prend des reflets de poussière,
Irrésistible face à la Beauté révélée.

Quand vient l’aurore aux couleurs psychédéliques,
Le monde se révèle tel qu’il a toujours été,
Un globe transmuté en lumière galactique,
Un Astre, cet Être qu’elle a toujours aimé.