mercredi 17 février 2016

Onirisme

A quoi veulent penser les gens la Nuit ?
Leurs visages tournés vers des pépites de l’en-Haut,
Anticipant ici bas leurs souvenirs mémoriaux,
Forgeant leurs actions en même temps que l’Oubli.

Comment faire pour comprendre le passé,
Par la maladresse d’une boîte ouverte,
Histoire qui se répètera sans queue ni tête,
Hormis pour celui qui osera s’arrêter.

Comment inqualifier le milieu du songe
A quelle vitesse se libérer pour le sonder ;
Quel disque protoplanétaire dois-je écouter ?
Par sa musique disparaissent mes mensonges.


samedi 13 février 2016

Surbrillance en filigrane

La Tour aurait pu s’écrouler,
Périr sous le poids de l’envie,
Sous le sabot de la Mort-née,
Comme un cheval en furie.

L’attente aurait pu m’anéantir,
Réduisant en cendre mes ailes envolées,
Forcer ce déguisement jamais ajusté,
qui lentement m'étouffait à en mourir.

L’essence des sens ne me fait plus illusion,
L'amour s’épanouit en moi comme un cri,
L’horizon des évènements s’annonce par millions,
Par de-là les vagues à l’âme de la Vie.



jeudi 28 janvier 2016

Sans Titre


La jeune fille et la Mort se font face,
L’un à l’autre, la voie ouvre plus d’espace ;
Le Temps est suspendu à ses lèvres,
Dans l’attente de livrer le contenu de ses rêves.
Elle dissimule dans ses cheveux,
Les notes de l’Espoir qu’elle ira mieux ;
Elle ajuste les actes de sa Réalité,
Par élaboration, le symptôme est supprimé.
Quelque chose en Elle est en marche,
Vers la syntonisation que son Être cache.


dimanche 17 janvier 2016

VII


La boule à faciès ne cesse de tourner,
Sur elle-même jusqu’aux frontières de l’héliopause;
Dévisage les Autres pour mieux observer,
Et comprendre la musique que le cœur compose.

A midi, son pôle est inversé
Par l’éthno-magnétisme se révèlent les âmes solaires,
A la nuit, elle prend des reflets de poussière,
Irrésistible face à la Beauté révélée.

Quand vient l’aurore aux couleurs psychédéliques,
Le monde se révèle tel qu’il a toujours été,
Un globe transmuté en lumière galactique,
Un Astre, cet Être qu’elle a toujours aimé.


mardi 22 décembre 2015

Entropie


Savoir s’adapter au monde moderne,
Faire de ses dysfonctionnements un fonctionnement,
Regarder un temps se détraquer ces traqués,
Que conditionne leur Nature mutilée en leurs limites.

A faire des pas de côtés on passe de l’autre côté de la marge,
La destruction visible n’est rien comparée à celle qui ronge,
Invincible car misanthrope, elle brûle lentement nos liens,
Nous fait dériver vers une autre terre des Possibles.

Elle doit être invisible et dystopique de la précédente,
Car la noirceur ne s’arrête pas aux drapeaux,
Elle préserve le cœur de l’équipage des sens du vent,
Cette candeur qu’est l’innocence d’un enfant.

Autiste, si triste, quand il n’est pas en mouvement,
Artiste, soliste, quand il en oublie le temps.



mercredi 16 décembre 2015

Ecologie Humaine


La chance de savoir naître en vie,
Se souciant peu de parler aux Origines,
S’effrayant à imaginer de se convaincre
Qu’il y a une étincelle au bout d’une lame.

Des peurs injustifiées à la croissance justifiables,
Des causes perdues, des effets spatiaux ;
Ces distorsions sensorielles aux gants de fer,
Propulsées dans des cellules fragmentées ;

Des milliers de graines de toutes parts,
Ont reprisé leurs actes d’enveloppes corporelles,
A danser dans la trance des arbres bariolés
Et se réjouir de la beauté des mirages.


mardi 8 décembre 2015

Eso-Planète


Impossible d’essayer de la voir,
Elle n’apparait jamais au clair de lune.
Une nuit opaque est nécessaire,
Pour que cet aphorisme fasse surface.

Impossible de tenter de la situer,
L’expédition se fait en solitaire.
Un seul homme-gardien du temps sidéral,
Voyageant au cœur de la matière.

Son allure et sa courbe elliptique
Emanent des nimbes et retournent au néant.
Laisse rêver à un zootrope intergalactique,
Au cap sensible malgré le goût du Vent.